samedi 8 septembre 2012

17 - La lutte contre le varroa.

Le varroa est un poux qui parasite les abeilles. De petite taille, il vit sur le dos des abeilles et se nourrit de leur hémolymphe.


La femelle varroa pond dans les alvéoles où les larves d'abeille se développent. Les varroas y grandissent au détriment de ces dernières. Celles-ci peuvent naître complément atrophiées. 




Sans traitement, une colonie d'abeille a peu de chance de durer. Il existe plusieurs types de lutte contre ce parasite.

Mon choix s'est porté sur l'acide formique. C'est un traitement autorisé en apiculture biologique. Il ne laisse pas de trace ni de résidu dans les cires de la ruche.

J'utilise un diffuseur lent qui reste une semaine sur les cadres.



Il suffit d'y déverser 130 ml d'acide formique à 70%, de régler le diffuseur en fonction des températures à venir, et de le placer sous le toit de la ruche.


Mise en place du traitement :

D'abord, allumage de l'enfumoir (au chalumeau, c'est plus rapide) : 


Ensuite, préparation du diffuseur d'acide formique :




 Ouverture de la ruche, et retrait du chasse-abeilles. La hausse a été enlevée le matin même.





On repousse les abeilles dans la ruche avec la fumée.



Petit nettoyage de la tête des cadres :


 On met en place le diffuseur plein d'acide, et on referme.




Sous la ruche, il y a un plancher grillagé avec une plaque de fermeture amovible. Sur cette plaque, on peut estimer le résultat du traitement en comptant les varroas morts qui tombent.

Le premier jour, j'ai estimé à 2000 le nombre de varroas morts ! Ma ruche était très infestée.

Le deuxième jour, "seulement" 500 sont tombés.

Et ensuite cela s'est réduit jusqu'au moment où plus aucun varroa n'est tombé.

Photo de la plaque de fermeture au deuxième jour :


En plus grand (les varroas translucides sont des jeunes) :


Maintenant, après ce traitement, arrive le temps de préparer l'hivernage de la ruche...

vendredi 31 août 2012

16 - La deuxième et dernière récolte

Nous sommes fin août et il est temps de penser à l'hivernage de la ruche.

Les derniers tournesols fanent, c'est presque un signal : Il est temps de faire la dernière récolte.

La bonne surprise est que la hausse est pleine de cadres operculés !

Cette fois ci, il n'y a pas de photo mais une vidéo. Je rappelle que je ne suis pas cinéaste, donc soyez indulgents.

Il est mieux d'aller sur "You tube" pour visionner la vidéo. La qualité sera meilleure.

Lien vers la vidéo sur "You Tube"




La récolte étant faite, il est temps de penser au traitement contre les varroas. Ce poux de l'abeille qui parasite nos petites protégées !

Ce sera le sujet du prochain article.


samedi 7 juillet 2012

15 - La mise en pots.

Après une semaine, vient l'heure de la mise en pots.

Voici une photo des cinq premiers kilos :


Et avec les étiquettes :



Encore sept kilos à faire...


dimanche 1 juillet 2012

14 - La récolte : phase 2

 L'heure de l'extraction arrive.

 Il est temps de préparer le matériel :

- Un bac pour enlever les opercules;
- Un grand couteau;
- Un extracteur;
- Un jeu de filtres;
- Et un tonneau de maturation.


Avec un couteau, on enlève les opercules de cire des cadres.



Un fois les deux cotés faits, le cadre est mis dans l'extracteur ou il rejoint deux de ses camarades de hausse.

 Une bonne âme volontaire actionne la manette de l'extracteur et le miel sort des alvéoles par la force centrifuge. (J'ai pas la photo mais une vidéo que je posterai plus tard.)

 Les cadres sont retournés et l'autre coté est fait.

 Au final, il ne reste qu'à ouvrir le robinet pour laisser le miel s'écouler dans les filtres.


Au bilan : 15 kilos de bon miel. Le meilleur d'ailleurs, puisque c'est LE NOTRE !


13 - La récolte : phase 1

Deuxième contrôle de la production. Le cadre le moins operculé l'est à 75 %. Il est temps de récolter.


On prépare le matériel : Une hausse vide avec des cadres neufs et un plateau chasse-abeilles.



Le plateau chasse-abeilles est constitué d'un plateau percé d'un coté et il est équipé d'un chasse-abeilles.

    Partie supérieure du plateau. Les abeilles peuvent rentrer dans le trou.




Partie inférieure. Les abeilles ne peuvent pas remonter. Elles ne trouvent pas le passage.



 L'idée c'est de mettre sur le corps de ruche la nouvelle hausse, au dessus le chasse-abeilles, ensuite la hausse pleine de miel et d'abeilles.

 Les abeilles voulant descendre dans le corps de ruche ne pourront remonter. La hausse pleine va se vider doucement de ses abeilles.

 En fin d'après-midi nous installons le dispositif. 

D'abord enlever la hausse pleine. Elle pèse presque 20 kg ! Dommage pour le dos. 


 La hausse vide est placée, puis le plateau chasse-abeilles. Enfin je remets la hausse pleine.
 Elle est vraiment très lourde. 


 Enfin je remets le toit.



Le lendemain matin je vais chercher la hausse pleine. Il ne reste qu'une petite dizaine d'abeilles dedans. Je les enlève avec la brosse.

Il est temps de passer à l'extraction.

samedi 9 juin 2012

12 - Contrôle de la production

Hier, avec fiston, nous avons décidé de vérifier l'avancement de la production de miel dans la hausse.

Donc, nous nous sommes équipés, avons allumé (avec succès) l'enfumoir et avons enlevé le toit de la ruche.


Un à un, nous avons inspecté les cadres pour voir le pourcentage de remplissage.

Les abeilles stockent le nectar dans les alvéoles et le ventilent pour l’assécher. Quand l'humidité du miel est bonne (autour de 18%), elles font un opercule de cire qui bouche l'alvéole et qui permet de conserver le miel.

Premier cadre : 1/6 operculé. Ce n'est pas assez.


Deuxième cadre : 1/3 operculé. C'est mieux mais insuffisant.


Petit zoom sur le miel et les opercules.



Troisième cadre : Pareil. 1/3 operculé.


Nous avons arrêté là la visite.

Résultat : La récolte n'est pas encore prête. Il va falloir patienter quelques jours, si il fait beau....

Il est à noter que l'enfumoir n'a pas été utilisé sur cette ouverture. Tant mieux, cela peut donner un gout de fumée au miel.

jeudi 17 mai 2012

11 - La ruchette piège.

 En mai, nous sommes dans la période d’essaimage. C'est à dire qu'une grande partie des abeilles d'une ruche peut quitter cette dernière, accompagnée de la reine, pour s'installer ailleurs.
 Il ne reste, quand cela arrive, que peu d'abeilles dans la ruche. Ces dernières vont élever une nouvelle reine et refaire une colonie mais l'apiculteur pourra oublier sa récolte de miel.

 Donc l'apiculteur averti fera tout pour que ses ruches n’essaiment pas.

 Il fera tout aussi pour attraper les essaims en vadrouille...

 D'où la ruchette piège que l'on installe aujourd'hui...

 D'abord je prends la ruchette dans laquelle sont arrivées mes abeilles.
 (Voir article 1 : L'arrivée des abeilles )

Je l’enduis d'huile de lin pour la protéger des intempéries.


 Je lui "bricole" un toit.


 J’enduis bien l’intérieur "d'attire essaims". C'est un produit du commerce qui a vocation d'attirer les essaims (d'où son nom...).
  Je mets des cadres gaufrés. Mes cadres sont neufs. C'est bien dommage car mettre des vieux cadres attire plus facilement les abeilles.


Je ferme le tout et je sécurise avec une corde.


Et je place tout ça "comme dans le livre" : face à l'est; à deux mètres de hauteur; dans un endroit ombragé mais dégagé !


Il n'y a plus qu'à attendre.... Petits, petits, petits....